"Un parti de militants qui n'a pas toujours les pieds dans le réel"

  • Nicolas Halgand
  • Politique

Je trouve cette analyse plutôt juste.

" D'un côté, il y a les militants. Entre eux, ils arrivent à se comprendre à partager une vision, très à gauche, à se retrouver autour de valeurs, comme ils l'ont prouvé à Toulouse, où a régné une atmosphère plutôt sympathique (...).De l'autre l'exécutif, l'Elysée, Matignon, plus pragmatiques, qui se rendent compte qu'ils ne peuvent pas passer leur temps à fustiger riches patrons, capitalistes ... D'où les tensions, les hésitations, (...) . Le parti n'a toujours pas les pieds dans le réel. L'exécutif, lui en a peur." 

Par Ghislaine Ottenheiner, éditoriliste de"Challenges" - N°319.

Il est assez vrai que le parti composé pour son ensemble de militants sans aucune responsabilité d'élus politiques, n'a pas toujours les "pieds sur terre". Mais cela fait partie de l'histoire et de la sociologie du PS. Les "gens du terrain", la base comme nous les appelons, sont composés de différentes personnalités plus ou moins engagés, avec des enjeux, des désirs, qui ne sont pas toujours les mêmes, d'où la présence de nombreux courants au sein du PS. De nombreux militants socialistes ont un parcours associatif ou syndical. Il y a déjà une formation née de différentes expériences ou différents engagements collectifs. L'irréalité qui s'en dégage vient du fait qu'il y a un désir d'espérance fort dans les gènes des socialistes, ancré dans son histoire et sa mémoire collective.

L'utopie ou le "monde de oui-oui pour ses détracteurs, le "Changer la Vie" ou "l'Espérance en un monde meilleur" pour ses militants, permettent au Parti Socialiste de rester un parti réformateur qui se cherche et qui jamais n'arrivera à se trouver ... Car sinon ce sera la fin de son histoire.


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