Trop de fonctionnaires: des idées fausses !?

  • Nicolas Halgand
  • Politique

Trop de fonctionnaires en France ?On entend régulièrement des critiques de françaises et français (souvent de droite) pour la gestion de ses administrations: "trop coûteuses et pas assez efficaces. Pourtant, si l’on regarde les statistiques et qu’on les compare avec celles des autres pays développés, on se rend rapidement compte que la France est bien souvent dans la moyenne.

Ainsi, avec un taux d’administration (effectifs de l’emploi public rapportés à la population totale) d’environ 88,3 pour 1 000 habitants, la France se situe à un niveau proche du Royaume-Uni (88,1 ‰) et sensiblement au-dessus de la Belgique (76 ‰) ou des États-Unis (74 ‰) mais au-dessous des pays nordiques.

En revanche si l’on regarde la répartition entre ces emplois, on s’aperçoit que la France figure en tête en ce qui concerne son administration générale. L’administration générale prend en compte les fonctions régaliennes et les actions de redistribution. La France compte ainsi près de 40 fonctionnaires pour 1 000 habitants, contre seulement 27 pour le Royaume-Uni ou encore 28 pour la Suède.

Cette sur-représentation de l’emploi public se retrouve en termes de coût. Les dépenses de rémunération publique représentent 13 % du Produit intérieur brut (PIB), à 2 points de la médiane. Les dépenses de la France restent cependant inférieures de 2 points à celles de la Suède et de près de 5 points à celles du Danemark.

Depuis plusieurs années, la part des rémunérations publiques dans le PIB est en sensible diminution en France. Cette évolution coïncide avec celle observée chez la plupart de nos partenaires européens et de l’OCDE.

Au niveau de l’éducation, la France se situe dans la moyenne. Que ce soit pour 1 000 habitants ou pour 100 étudiants : respectivement 30 ‰ et 12 %. En revanche, depuis 10 à 15 ans, la France se distingue clairement par la relative stabilité des moyens humains aussi bien dans leur ensemble qu’au niveau du secteur public, contrairement à tous les autres pays, en particulier le Royaume-Uni, l’Irlande ou encore le Portugal, qui ont subi des évolutions marquées (largement expliquées par la chute des effectifs d’étudiants). 

En France, comme dans la plupart des pays de l’OCDE, près de 95 % du personnel dans l’éducation est financé sur fonds publics. Au contraire, dans les pays anglo-saxons (seulement 70 %) ou encore en Allemagne (85 %), le financement privé joue un rôle plus important.

Dans les pays de l’OCDE, une forte hétérogénéité apparaît dès lors que l’intérêt se porte sur les moyens humains (public et privé confondus, personnel administratif et personnel soignant confondus) au service de la santé : de 20 agents pour 1 000 habitants en Grèce à plus de 104 agents pour 1 000 habitants en Norvège, la moyenne se situant autour de 54 agents pour 1 000 habitants. La France se place en position intermédiaire avec 50 agents pour 1 000 habitants, comme l’Allemagne. 

En France, le taux d’administration dans la protection sociale est 3 fois moins important que dans l’éducation et 5 fois moins que dans la santé. Il se situe à un niveau très proche de celui de l’Allemagne et du Portugal. L’essentiel des moyens humains de protection sociale est concentré sur trois principaux risques : maladie/invalidité, famille/enfants, vieillesse, qui représente plus de 70 % des emplois publics de protection sociale. "

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Ce que je retiens de cette analyse, en conclusion. La France malgré les "légendes urbaines", les préjugés d'une partie de sa population, n'est pas moins et pas plus loties de fonctionnaires que la moyenne des états de l'OCDE. La différence se fait sur des choix régaliens: l'Education Nationale et la Santé. Deux secteurs qui touchent les citoyens en bien ou en mal et sur lesquels, ils sont exigeants. Et ils ont raison. "On paye donc on veut des résultats".

Et puis il y a les mécontents de "naissance" qui voient dans le fonctionnaire, le privilégie, le fainéant. Ceux-ci devraient regarder autour d'eux et prendre de la hauteur. Dans les entreprises privées, petites comme grandes, il y a aussi des "planqués", des privilégiés, des fainéants . On a tous des visages qui nous reviennent.

Mais sur quoi basons-nous pour les juger ainsi ? 

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